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Tout le carnet
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Sphyra : livrer un projet utile au Brésil, pour de vrais utilisateurs

Mener un projet dans son pays, c'est confortable. Le mener dans un pays qu'on découvre, avec des utilisateurs qui parlent une autre langue et un contexte qu'on apprend, c'est une école entière.

Le besoin trouvé sur place

Lors de mon échange au Brésil, plusieurs associations sportives géraient leurs tournois sur des fichiers partagés. Les scores en direct ? Annoncés à voix haute ou écrits au tableau. Le besoin n'avait pas été formulé — il fallait l'observer sur le terrain.

Le produit minimal

Sphyra fait trois choses : créer un tournoi, mettre à jour les scores en direct, afficher un classement. Tout le reste (statistiques, historique, exports) est venu après — uniquement parce que les utilisateurs l'ont demandé.

Le vrai défi : l'adoption

La conception, c'est une partie du travail. Le reste, c'est l'accompagnement, la prise en main et savoir dire non quand une demande s'éloigne du produit. Plusieurs associations ont adopté Sphyra parce que je passais sur place expliquer comment l'utiliser — pas parce que tout était parfait.

Ce que ça m'a appris

  • Un projet vit avec ses utilisateurs, pas dans un dossier.
  • La distance oblige à documenter et à industrialiser — une excellente contrainte.
  • L'immersion change la perception du superflu : on apprend à dire non, parce qu'on doit assumer tout ce qu'on livre.

Sphyra continue de tourner au Brésil. C'est probablement le projet qui m'a le plus appris sur la conduite et l'adoption.